Le blog/work in progress de l'écrivain Laurent Bourdelas

Le blog de l'écri(vain), critique radio et photographe. Archives familiales Bourdelas/Vinoy, archives culturelles. La pulsion scopique freudienne en marche! Disparition prévue le 16 août 2008. Pour le contacter: cliquez sur la photo à gauche!

15 mai 2008

Une pétition pour l'égalité hommes/femmes

Droits des femmes en danger :

Réagissons contre le démantèlement des politiques d’égalité femmes/hommes



Signer la pétition   -   Voir les signataires


Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement.

Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires.

Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ».

L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes !

Mobilisons nous pour :

Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ;

La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité.

Soutenue par les organisations suivantes :

CADAC (Coordination des Associations pour le Droit A la Contraception et à l'avortement), CFDT, CGT, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Collectif féministe contre le Viol, Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial), PC, PS, réseau féministe Rupture, UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), Les Verts

PremierEs Signataires :

Michèle ANDRE (sénatrice, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes) ; Martine AUBRY (Maire de Lille, ancienne ministre à l’emploi et à la solidarité) ; Martine BILLARD (députée Verte de Paris) ; Marie-George BUFFET (Secrétaire nationale du PCF) ; Nicole BORVO (membre du comité exécutif du PCF) ; Laurence COHEN (membre du comité exécutif du PCF) ; Antoinette FOUQUE (intellectuelle, auteure) ; Françoise GASPARD (experte CEDAW (ONU)) ; Gisèle GAUTIER (sénatrice, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat); Catherine GENISSON (députée, ancienne rapporteuse de l’Observatoire de la parité) ; Françoise LAURANT (Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial) ; Martine LIGNIERES-CASSOU (Maire de Pau, ancienne Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale) ; Fatima LALEM (Adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité entre femmes et hommes) ; Michèle LOUP (conseillère régionale Verte Ile de France); Nicole PERY (ancienne secrétaire d'Etat aux droits des femmes) ; Laurence ROSSIGNOL (Secrétaire nationale aux droits des femmes du Parti Socialiste) ; Yvette ROUDY (ancienne ministre des droits des femmes) ; Olga TROSTIANSKI (présidente de la CLEF) ; Marie-Jo ZIMMERMANN (députée, rapporteure de l’Observatoire de la parité, Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale)

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Un petit mot de Georges-Emmanuel Clancier pour le lancement de l'Abécédaire de la littérature du Limousin

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Alain Duban a réalisé les lettrines de mon Abécédaire de la littérature du Limousin

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Je ne l'ai pas encore rencontré, mais j'ai vu son beau et intelligent travail sur la maquette de mon livre. Mon éditeur, Jean-Marc Ferrer, a eu l'excellente idée de faire appel à lui. Je me souviens, en 1986, de la Biennale de l'émail de Limoges, alors dirigée par Gérard Malabre, où Alain Duban avait reçu un prix dans la catégorie "Pièces de forme et volume". Je me souviens aussi de sa pyramide (ci-dessous). Il vit aujourd'hui, comme moi, dans la campagne limousine... et, malheureusement, Limoges n'a plus de biennale de l'émail...

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14 mai 2008

Un texte de Charles Silvestre: Orage sur la Gartempe

Préparant mon Abécédaire de la littérature du Limousin, j'ai trouvé, dans la collection "Enfants de France", éditée chez Charles-Lavauzelle & Compagnie, un ouvrage de J.Nouaillac, R.Rideau et J.Orieux, intitulé: Lectures du Limousin et de la Marche, publié en 1941. Il s'agit d'un ouvrage de lecture dont les textes portent sur le Limousin et sont écrits, pour la plupart, par des auteurs limousins. Parmi eux, Charles Silvestre, qui apparait dans ma longue notice "Autour de Bellac":

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Bernat Combi et Olivier Peirat à Bellac le 23 mai avec Laurent Bourdelas

J'ai de la chance! Le vendredi 23 mai, à 18h30, Bernat Combi et Olivier Peirat vont m'accompagner lorsque je lirai des extraits de mon livre "Les Chroniques d'Aubos" (2006) à l'OTSI de Bellac (entrée libre). J'espère que le public sera au rendez-vous!

Voilà ce que j'écrivais cet hiver après leur passage à Expression 7 (Limoges):

Granit blues

Eschantits de Combi et Peirat à Expression 7 (Limoges) :

deux heures d’intense plaisir

            Que grâces soient rendues à l’Institut d’Etudes Occitanes du Limousin, qui coproduit ce spectacle, à Max Eyrolle qui l’accueille dans son théâtre, et aux mémés qui ont nourri l’imaginaire des artistes, de nous avoir permis d’assister à ce spectacle qui s’est transformé en un intense moment de plaisir  à tel point que l’on ne voulait plus qu’il s’arrête !

            J’aimais déjà le travail de Combi et de Peirat avant cette soirée du 30 décembre 2007, et j’écoute souvent cet album, Eschantits, que je vous recommande d’acquérir au plus vite ; je passe toujours en boucle leur version d’Escotas, très beau poème du grand poète limousin Paul-Louis Grenier à propos du temps qui passe[1], découverte en illustration de Lucette Boyer pure Aubrac, texte et mise en scène de Max Eyrolle. Mais là, j’ai compris ce que signifiait l’expression « spectacle vivant » ! J’ai retrouvé (enfin) une culture limousine vivante car servie par une énergie folle et ouverte aux grands vents des influences extérieures sans en être dénaturée mais, au contraire, enrichie. Un peu comme Alan Stivell ou Denez Prigent et bien d’autres l’ont fait depuis les années 70 en Bretagne.

            Combi sur scène, c’est du brut, du rock, du blues ! De l’occitan et de l’onomatopée ! Du granitique qui emporte le spectateur vers d’autres univers, si agréablement éloignés des conformismes actuels et de la soupe servie par les radios et télévisions. C’est une puissance poétique et musicale incontestable, qui fait parfois songer à Bernard Lubat ou même à des bluesmen africains comme Momo Wandel Soumah ; quant à Peirat, héritier des troubadours, c’est un virtuose modeste qui nous emporte magiquement dans des univers oscillant entre traditionnels limousin, oriental et africains, toutefois teintés de moments jazzy ou même electro. Percussions diverses, petit accordéon, claviers, vielle, luth, harmonium indien, tous instruments beaux à contempler et participant du spectacle, sont utilisés par les deux artistes au maximum de leurs possibilités musicales et sonores et emportent aux confins des mondes connus. Le rêve est là et peuvent alors venir les signes, ceux qu’avait déjà vus Paul-Louis Grenier : « Dehors le firmament fait des signes (…) Les livres, ouverts comme un remords/dans une âme de pierre,/sont blottis sous une poussière/où s’est promené le doigt du Destin. » Des signes si forts que leur lyrisme habite tout entier Combi qui les chante et les fait vivre. Retour au merveilleux, au séculaire, à notre civilisation. Celle-ci demeurée vivante aussi grâce à un autre écrivain-poète-conteur-musicien qui a incontestablement marqué Combi de son influence : Jan dau Melhau, dans les œuvres desquelles le chanteur-comédien puise en abondance pour nourrir le spectacle ; se déversent alors dans la salle les poèmes, les histoires, les gnorles qui, tout à la fois, amusent et font réfléchir dans leur fulgurance. Mais, s’il vous plait, Combi, arrêtez de dire qu’il n’y a que deux poètes limousins (et en Limousin), les gens non avertis pourraient le croire et Delpastre se retourner dans sa tombe !

            Le temps est suspendu à quelques beaux accords, à des gestes, des pas de danse esquissés, à une corne collée contre un front, à une voix dont les inflexions semblent infinies, à des histoires de puce et de pou, des chansons de tronçonneuses dangereuses, au mariage d’un coucou et d’une hirondelle, à la vie de pauvres drôles, à une langue de paysans jamais vraiment convertis au christianisme, entre travail de la terre et volonté de gober la lune… Et justement, je repense à une saillie de Jan dau Melhau, dans ses Obras completas (qui ne l’étaient pas vraiment lorsqu’elles parurent en 1994 !) : « Ce que nous ne saurons jamais : lorsque tremble la terre, si c’est de froid, de peur ou de rire ? » - Combi et Peirat, ils sont bien capables de la faire trembler des trois, et nous avec !


[1] Obra poetica occitana, Edicions dau Chamin de Sent Jaume, 2001.

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Se souvenir de Fajardie

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Dans l'excellent Marianne du 10 mai 2008, Guy Konopnicki, qui est celui que j'y lis en premier, a rendu un bel hommage à Frédéric H. Fajardie: "il portait, plus que d'autres, le regret de sa génération, celui d'être né trop tard pour les grands combats. La guerre d'Espagne, la Résistance et les grèves ouvrières hantaient ses romans." Le meilleur hommage que je pouvais lui rendre était d'aller chercher dans l'une de mes bibliothèques l'un de ses romans: une enquête de Joe Dickman, marié à une pute au grand coeur, Lulu, jeune vétéran français perdu en 1947 dans une France oublieuse de ses vrais héros...

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Laurent Bourdelas vous raconte son Mai 68 sur RCF

Mercredi 14 mai à 11h30 (redif. samedi à 9h30)

sur RCF Limousin

(fréquences/écoute en direct: http://www.rcf.fr)

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Carted: le nouveau site (cartes postales d'art contemporain)

http://www.carted.eu/index.html

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Mon exemplaire des Vacances (1971)

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La couverture de Marcel Marlier avait un petit côté néo-colonial, non? (Je ressemblais beaucoup au petit garçon blond!)

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13 mai 2008

Souvenirs de la Comtesse de Ségur

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Eh oui! J'ai lu, moi aussi (et y ai pris du plaisir!), les romans de Madame Rostopchine, en particulier ce volume de 1930 qui appartenait à ma mère et qu'elle lut, j'imagine, à la fin des années 40, après les tourments de l'Exode et de la guerre... Les Vacances est dédié au petit-fils de la comtesse Jacques de Pitray. Et nous, nous n'avons pas oublié le souvenir de la comtesse qui sauva ma mère du choléra sur les routes bombardées de mai 40, alors que d'autres faisaient payer leur eau du puits aux pauvres gens jetés sur les routes! C'est incontestable: tous les enfants ont droit à des vacances. En juin 1944, ceux d'Oradour-sur-Glane attendaient aussi les leurs...

blog_scan_007 la signature de ma mère sur la page de garde

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